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N°16 « Qu'y a-t-il derrière? (Ou suite des aveux, n°10 et 14) »

Par Marijo Taboada, psychiatre

 



 

Que faire de cet aveu médiéval qui nous renvoie à la dépendance consentie d'un vassal au seigneur ?
Par association d'idées, j'en suis venue à l'addiction (non moins médiévale que l'aveu donc)… ou se vouer à Dieu, ou à une passion, drogue ou autres ...

Mais, dans l'acception moderne, avouer c'est bien reconnaître la faute. Et c'est peut-être là que naissent des confusions qui engendreront des malentendus.
Quand un patient ou un usager n'avoue pas, "il ou elle est dans le déni". Or, ce n'est pas la même chose de ne pas avouer une faute qu’on sait avoir commise (je sais mais je ne veux pas que vous sachiez, je ne m'avoue pas coupable d'une mauvaise action connue) que de ne pas avouer une faute que l'on ignore inconsciemment.
Dans le meilleur des cas, ce que l'on peut souhaiter c'est que celui qui avoue, se l'avoue surtout à lui-même.
Dans le meilleur des cas, on peut espérer que l'aveu ne soit pas l'ébauche d'un lien de servitude, mais juste le signe d'un lien en construction entre le sujet usager-patient et le professionnel.
Si l'aveu est considéré comme une victoire, un signe de soumission, alors, c'est perdu !